Note pour la modification du chœur dans la chapelle du Carmel
Origine de la question : Les sœurs du carmel ont fait en mars une demande, exprimée par la mère prieure : celle de dégager l’espace du chœur en retrouvant l’usage du maitre autel de la chapelle pour la célébration du sacrifice eucharistique. Le chœur se trouvait en effet encombré par la taille disproportionnée de l’autel en place, qui venait de l’église Notre Dame du Rosaire à St Maur, et qui avait donc été conçu pour d’autres proportions.
La chapelle du carmel est bien avant tout la chapelle du monastère. Il s’agit en quelques sorte d’une chapelle privée, même s’il est heureux et apprécié qu’elle puisse être ouverte aux fidèles pour la participation aux offices. Répondre à la demande des sœurs a l’inconvénient pour les fidèles que le prêtre ne soit pas tourné vers eux au moment du sacrifice eucharistique. Cela se passe parfois en d’autres églises dont le chœur est petit et contraint, où l’on met alors l’accent sur le fait que l’assemblée est, à défaut de mieux, “ orientée”, c’est -à -dire tournée vers l’est, là où vient le Christ, soleil levant.
L’exiguïté actuelle du chœur pose objectivement question pour mettre en œuvre les trois lieux signifiants de la présence du Seigneur dans le chœur : l’autel, l’ambon et le siège de présidence. L’aménagement en place, compte tenu de la taille de l’autel, avait conduit à ce que l’ambon soit un simple pupitre placé en arrière sur les marches, de façon que tant le lecteur que le prédicateur soient perçus de tous (des sœurs, comme des fidèles)
S’il s’agit de transformer le chœur, il convient alors de vérifier que cette disposition permette d’honorer les autres éléments de la réforme liturgique issue du Concile Vatican II et de respecter la nature de cet espace liturgique (PGMR n°288 svts).
Pour faire suite à la demande des sœurs, trois éléments de la réforme liturgique ont été pris en considération :
- Un seul autel de célébration comme centre de l’action de grâce eucharistique. Fixe et bien visible, il facilitera la participation de tous les fidèles et la constitution de l’assemblée liturgique. Ce sera le maître-autel déjà présent.
- Un ambon mieux mis en valeur comme lieu de la proclamation de la Parole, comme un lieu fixe qui puisse attirer l’attention des fidèles. De l’ambon sont proclamées les lectures. On peut aussi y prononcer l’homélie et les prières universelles. Pour les fidèles de l’extérieur, l’ambon au centre du chœur, dans l’axe du sanctuaire, convoque l’assemblée à la docilité à la Parole de Dieu avant d’être conduite à la participation au sacrifice eucharistique. Pour les sœurs, l’ambon sera situé pas trop en avant, de telle sorte que le prédicateur puisse facilement se tourner également vers elles.
- Un siège de présidence visible, situé en biais de façon à pouvoir s’adresser tant aux sœurs qu’aux autres fidèles. Cela permettra au prêtre présidant la célébration d’être perçu en place de présidence en tant que signe de la présence du Seigneur et de l’unité de l’assemblée convoquée par Lui.
Cet aménagement du chœur, répondant à la demande des sœurs, est approuvé et accepté par Mgr BLANCHET, ayant entendu le Responsable de la Commission diocésaine d’art sacré.
Créteil, le 5 juillet 2026